La naissance du Moto Camping Club Albigeois
L'idée d'un circuit albigeois est née d'un groupe de passionnés de moto qui se réunissaient régulièrement au café des Négociants, situé sur la place du Vigan (actuel Crédit Agricole).
Cette fin d'après-midi de décembre 1927, dans la grande salle du café, de jeunes passionnés de la moto et de la voiture sont réunis : parmi eux Georges Peyrière et son frère Pierre, Raymond Sudre, Étienne Assié, Georges Lafon, Jean Sérieys, André Bonnet et Marceau Rieunier. Ce soir-là, Georges Peyrière proposa d'organiser un rallye ; le projet fut adopté à l'unanimité.

Quelques mois après, les membres du club nouvellement fondé mettent en place leur première manifestation, aimablement aidés par le docteur Devoisins, maire d'Albi, qui sera nommé président d'honneur du M.C.C.A. en 1930 en remerciement des services rendus.
Dès 1929 fut organisée la première épreuve d'endurance appelée « Circuit du Tarn », avec pour point de départ Albi vers Réalmont, Castres, Saint-Paul-cap-de-Joux, Lavaur, Saint-Sulpice, Rabastens, Lisle-sur-Tarn, Gaillac et Marssac, pour se terminer à Albi : un périple de 143 km à parcourir trois fois. Devant le succès remporté auprès du monde rural, le comité fut amené à réfléchir plus profondément sur l'organisation. Raymond Sudre et les frères Peyrière décidèrent de légaliser leurs manifestations, ce qui fut fait auprès de la préfecture par Henri Bouisset, pharmacien à Albi et premier président.
Le club prit alors l'appellation de M.C.C.A. (Moto Camping Club Albigeois). Cette dénomination insolite pour un club sportif est justifiée par les nuits passées sous la tente pendant le déroulement du « Circuit du Tarn », étalé sur plusieurs jours.
C'est François Andrieu, dessinateur à l'usine du Saut-du-Tarn et membre du comité, qui crée l'emblème du M.C.C.A. Après la guerre, ce sigle sera réalisé en or fin et attribué aux personnages les plus méritants.


Fin 1929, les dirigeants sollicitèrent François Flad, fils de brasseur, pour devenir président de l'association. Cet organisateur et meneur d'hommes hors du commun, secondé par Henri Bouisset et Raymond Sudre, dirigera le club pendant les trente années à venir.

Les courses de côte de Mascabrière
Sous son impulsion, le comité décide de créer en 1930 la course de côte de Mascabrière, qui se déroulera sur deux kilomètres le dimanche 4 mai, avec un départ au lieu-dit « Fonvialane ». Le M.C.C.A. organise l'épreuve en collaboration avec l'Automobile-Club et l'Union Motocycliste du Midi ; elle est ouverte aux motos de toutes cylindrées, aux side-cars et aux voitures de sport et de course. Le matin, une foule énorme assiste au « Tour du Tarn » organisé en lever de rideau ; l'après-midi, près de dix mille personnes suivent la course de côte.
L'exploit de la journée est la brillante exhibition d'Honoré Lormand qui, au volant de sa Bugatti trois litres, exécute une montée record et s'adjuge le meilleur temps. Langlois en moto et Lormand en auto sont les grands vainqueurs de cette journée mémorable. C'est ce jour-là que le public albigeois a attrapé le virus des sports mécaniques.
Un an plus tard, pour accueillir le public, le comité fait construire deux tribunes : la plus importante au premier virage après « Fonvialane », l'autre tout en haut de la côte, face à l'arrivée. Tous les membres du M.C.C.A. sont à pied d'œuvre, partagés en deux équipes ; tous des copains, bénévoles et passionnés. Tout est fin prêt pour le grand jour du dimanche 14 juin.
Vingt-deux motos, quatre side-cars et quinze autos sont engagés ; treize mille personnes s'étalent le long des deux kilomètres de piste. À 14h30, la première moto s'élance. Le meilleur temps est réalisé par le Niçois Paul Boetsch sur Terrot, Langlois effectuant la montée la plus rapide des side-cars. Mme Rose Itier, première et seule femme engagée, s'attribue au volant de sa Bugatti le meilleur temps de la catégorie sport ; Miquel, sur Bugatti également, réalise le meilleur temps des voitures.
La journée se prolonge sur les rives du Tarn, en amont du pont neuf, avec une démonstration de hors-bords offerte par Johnson, le fabricant de moteurs marins. Après le banquet de clôture et la remise des prix, le M.C.C.A. peut goûter la joie de la réussite. D'autres éditions se poursuivirent jusqu'en 1933 : la quatrième course de côte de Mascabrière fut un incontestable triomphe, mais aussi la dernière.
Un tracé de légende
La création du circuit des Planques
Depuis quelques mois, François Flad et ses amis envisageaient d'aménager un circuit et de créer un Grand Prix automobile et motocycliste à Albi. La concrétisation de ce projet se fera en 1933.
Les courses étant prévues pour le dimanche 27 août, dès le début du printemps tout le monde met la main à la pâte. Pour que les routes soient opérationnelles, il a été nécessaire de les élargir partiellement. Les passages à niveau de Saint-Juéry et de Montplaisir ont été améliorés, les barrières provisoirement enlevées pour la circonstance. La piste prête, il faut penser aux spectateurs : des tribunes en bois sont construites en haut de la côte des Planques. Les départs et arrivées sont prévus à une centaine de mètres de cette côte ; face aux tribunes, sur le côté droit de la piste, sont édifiés les stands de ravitaillement.


« Albi n'a jamais connu pareille cohue : le premier Grand Prix est un triomphal succès pour le M.C.C.A. »
La première course · 25-26-27 août 1933


Les essais du samedi se sont déroulés sans problème et promettent de belles bagarres pour le dimanche, malgré une appréhension bien légitime de la part des organisateurs, puisque c'est une première. Le soleil, qui a réussi à chasser les nuages, prépare un magnifique après-midi pour le Grand Prix automobile. Les spectateurs venus de loin en profitent pour pique-niquer dans les prés qui bordent le circuit.
La course des voitures était prévue toutes cylindrées confondues ; le public apprend au dernier moment qu'il n'y aura pas une course mais deux : les 1500 cc accompliront 12 tours de circuit et les plus de deux litres, 22 tours. Le samedi soir, la direction du M.C.C.A. et l'Automobile-Club du Midi avaient reçu une pétition des pilotes de grosses cylindrées refusant de courir avec les petites.
À l'arrivée, les 35 000 spectateurs présents tout le long du circuit tentent de regagner leur domicile. Albi n'a jamais connu pareille cohue : les rues sont encombrées, les terrasses des cafés regorgent de monde. Le premier Grand Prix est, c'est l'évidence même, un triomphal succès pour le M.C.C.A.
Motos 250 cc
1er Onda (Magnat-Debon) — 2e Clermont (Rudge)
Motos 350 cc
1er Loyer (Vélocette) — 2e Brooke (Norton) — 3e Pharamond (Terrot)
Motos 500 cc
1er Lafont (Sunbeam) — 2e Bernard (Rudge) — 3e Castagné (Motosacoche)
Autos 1500 cc
1er Veyron (Bugatti) — 2e Vagniez (Maserati) — 3e Durand (Bugatti)


1934 — Le circuit modifié · 20-21-22 juillet
Les rangs du M.C.C.A. s'étoffent : cette année voit la venue d'Armand Brouzès, Maurice-Émile Pezous, Maurice Tranier et André Basset, le chapelier albigeois bien connu.
1934 est la date de la grande transformation du circuit. Les gestionnaires décident de supprimer le dangereux virage des Planques, le dévers de la piste étant la cause d'accidents survenus l'an passé. Le nouveau vice-président Marcel Combal propose de construire sur le plateau une route reliant la R.N. 99 à la R.D. 100. L'usine du Saut-du-Tarn finance entièrement la construction : une magnifique chaussée de 225 mètres de long sur 10 mètres de largeur d'asphalte, en bordure de laquelle on implante les stands de ravitaillement à l'intérieur de la piste et les tribunes à l'extérieur. Raccourci de 315 m, le circuit ne fait plus que 8,911 km.
Tous les pilotes sans exception sont enchantés de ces aménagements et unanimes à le dire : le circuit est l'un des plus spectaculaires, des plus rapides et des plus sûrs de France. Le grand champion français Raymond Sommer, présent pour la première fois à Albi, effectue le samedi aux essais un temps supérieur à la moyenne du Grand Prix de l'année précédente. Le programme 1934 prévoit une catégorie moto supplémentaire, les 175 cc.
- Motos 175 cc
- 1er Barthe (Magnat-Debon) — Boulanger (Terrot) — 3e Faurel (Monet-Goyon)
- Motos 250 cc
- 1er Puyraveau (Lévis) — 2e Boulanger (Terrot)
- Motos 350 cc
- 1er Perrin (Monet et Goyon) — Boetsch (Terrot)
- Motos 500 cc
- 1er Brooke (Norton) — 2e Massal (Saroléa)
- Autos 1500 cc
- 1er Veyron (Bugatti) — 2e Leoz (Bugatti) — 3e Durand (Bugatti)
- Autos 2500 cc
- 1er Featherstonaught (Maserati) — 2e Hamilton — 3e Veyron (Bugatti) — 4e Sommer (Maserati)




Année après année
Les Grands Prix des Planques, 1935-1960
1935
12-13-14 juillet
Cette année ne sera pas celle des gros chantiers. Avec l’expérience des Grands Prix passés, MM. Flad et Guéral, en accord avec l’ensemble des organisateurs, décident de construire un passage au-dessus du virage en sortie des tribunes, côté route de Saint-Juéry. Un problème crucial était apparu : comment, lorsque le circuit est fermé, le public peut-il traverser la piste pour accéder au pesage et au parc coureurs ? Une seule solution : édifier une passerelle. Un petit pont d’acier et de bois s’élève bientôt au-dessus de la route, montant jusqu’au niveau des tribunes.
Ce modeste chef-d’œuvre sera doublement utile : sa structure permettra l’année suivante l’installation d’un tableau d’affichage renseignant les spectateurs sur l’évolution du classement.
La partie sportive est elle aussi réaménagée. Le matin reste réservé aux motos, avec les seules 350 cc et 500 cc. L’après-midi, une seule catégorie de voitures : les 1500 cc, qui seront désormais à l’honneur chaque année, pratiquement jusqu’à la fin. Cette classe deviendra après-guerre la célèbre Formule 1. Ce 3ᵉ Grand Prix automobile se court en deux manches, le classement général se faisant par addition des points.
- Motos 350 cc
- 1er Loyer (Vélocette) — 2e Balsa (Norton) — 3e Naudon (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Berthier (Saroléa) — 2e Richardson (Norton) — 3e Massal
- Autos 1500 cc
- 1er Veyron (Bugatti) — 2e Durand (Bugatti) — Howe (Delage)
1936
10-11-12 juillet
Les épreuves sont homologuées pour la première fois au calendrier international. Les chronométreurs se plaignant depuis la première année de leur installation sommaire, l’assemblée générale de janvier 1936 décide de construire en dur un poste de chronométrage à deux étages, bâti à côté des tribunes, face à la ligne d’arrivée.
Sur une idée de Louis Pélissier, les dirigeants s’accordent aussi pour construire des stands en béton qui remplaceront les stands en bois peu solides. Dès les beaux jours revenus, tout le monde passe les fins de semaine à manier la pelle et la pioche, sans oublier l’agrandissement progressif des tribunes.
Les deux jours d’essais se déroulent dans de très bonnes conditions devant une foule considérable. Cette année, Era, nouvelle marque anglaise, vient contester la suprématie de Maserati et de Bugatti — et y parvient très bien, en réalisant les trois meilleurs temps.


- Motos 350 cc
- 1er Balsa (Norton) — 2e Post (Rudge) — 3e Braccini (Terrot)
- Motos 500 cc
- 1er Barthe (Saroléa)
- Autos 1500 cc
- 1er Bira (Era) — 2e Veyron (Bugatti) — Ruesch (Maserati)
1937
9-10-11 juillet
Sur la passerelle construite deux ans plus tôt est installé, pour ce 5ᵉ Grand Prix, un tableau d’affichage visible par tous. Des gradins édifiés derrière les stands offrent au public une meilleure visibilité en toute sécurité. Côté pilotes, six arbres sont abattus en cours d’année afin d’agrandir et d’améliorer le virage de Montplaisir ; le dos d’âne à l’entrée des tribunes, responsable l’an passé de l’accident de Mac-Evoy, est supprimé et le virage légèrement relevé. Un restaurant de plein air est implanté derrière le parc coureurs.
Environ 35 000 personnes se donnent rendez-vous l’après-midi sur le circuit des Planques. Autour du drapeau français flottent les bannières de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Italie, selon la nationalité des pilotes engagés.
Après quelques abandons et incidents, Luigi Villoresi part en tête-à-queue, monte sur les balles de paille, reste quelques secondes en équilibre instable, les roues pendantes, retombe sur la piste et repart pratiquement sans s’arrêter. La foule fait alors une formidable ovation au pilote italien.
- Motos 350 cc
- 1er Loyer (Vélocette) — 2e Garrigues (Vélocette) — 3e Cholet (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Balssa (Norton) — 2e Barthe (Saroléa) — 3e Naudon (Vélocette)
- Autos 1500 cc
- 1er Mays (Era) — 2e Martin (Era) — 3e Tongue (Era)
1938
8-9-10 juillet
Albi se réveille en ce dimanche 10 juillet sous un soleil radieux : à 7 h 30, les tribunes et les pelouses sont déjà envahies par une foule de passionnés. Mises à part les fleurs du père Pinel qui embellissent les installations, rien de notable cette année dans les aménagements.
Le président Flad et son équipe décident de faire courir séparément les motos de cylindrées différentes : deux courses, l’une avec les 350 cc et l’autre avec les 500 cc.

- Motos 350 cc
- 1er Boetsch (Monet et Goyon) — 2e Anderson (N.S.U.) — Balsa (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Boetsch (Monet et Goyon) — 2e Cora (Saroléa) — 3e Lafon (Saroléa)
- Autos 1500 cc
- 1er Villoresi (Maserati) — 2e Soffietti (Maserati) — 3e Plate (Talbot-Lago)
1939
14-15-16 juillet
Bien que l’atmosphère ne soit pas aux réjouissances à cause des menaces de guerre, François Flad et ses amis accueillent quatorze personnes de plus en renfort : l’organisation compte désormais environ quarante-cinq membres, tous prêts à sacrifier leur temps de loisir pour que vivent les sports mécaniques en Albigeois. Aucun gros travaux cette année, seulement la remise en état des installations et la révision habituelle de la piste.
Malgré le temps exécrable du samedi et du dimanche matin, qui a surtout gêné les motocyclistes, et malgré le grave accident survenu à Armando Hug, le 7ᵉ Grand Prix d’Albi s’est magnifiquement déroulé.
- Motos 350 cc
- 1er Anderson (DKW) — 2e Cora (Vélocette) — 3e Boetsch (Monet et Goyon)
- Motos 500 cc
- 1er Anderson (Norton) — 2e Onda (Magnat-Debon) — 3e Naudon (Vélocette)
- Autos 1500 cc
- Wakefield (Maserati) — Tongue (Maserati) — Bira (Era)
1940-1945
Les années sombres
C’est la période sombre pour tout le monde : la France a déclaré la guerre à l’Allemagne en septembre 1939. Le sport automobile national et international s’endort pour six ans. En mai 1940, les Allemands envahissent le territoire et la plupart des usines automobiles ferment leurs portes ou travaillent pour l’occupant. La course n’existe plus et, heureusement pour la reprise, chacun cache son bolide du mieux qu’il peut.
1946
12-13-14 juillet
Le M.C.C.A. compte environ quarante-cinq membres actifs qui, dès le début de 1946, se lancent dans une énorme entreprise : la construction de tribunes en béton. Cette œuvre colossale commence le 10 janvier pour s’achever le 2 juin. En quatre mois, les membres du club remuent 42 tonnes de ciment, 47 tonnes de chaux, 180 tonnes de gravier et 103 m³ de sable.
Début juin, les tribunes sont terminées ; il reste environ un mois pour remettre en état la piste et les abords du circuit, inutilisés depuis six ans. Aidés par les pouvoirs publics et les entreprises de la région, François Flad et son équipe réalisent le miracle : tout est prêt pour les premiers essais du vendredi 12 juillet.


- Motos 350 cc
- 1er Anderson (Vélocette) — 2e Thomas (Vélocette) — 3e Loyer (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Berthier (Saroléa) — 2e Naudon (Vélocette) — 3e Stignani (Terrot)
- Autos 1500 cc
- 1er Nuvolari (Maserati) — 2e Louveau (Maserati) — 3e Raph (Maserati)
1947
11-12-13 juillet
Lors de l’assemblée générale, François Flad, responsable de la sécurité, propose de construire un souterrain pour le passage des véhicules et du public, en remplacement de la passerelle — celle-ci pouvant être implantée ailleurs pour offrir un deuxième accès à l’intérieur du circuit. Le projet est accepté à une large majorité mais provoque le désaccord d’Armand Brouzès et de René Marty, qui démissionnent et entrent à l’aéro-club ; deux ans plus tard, ils réintégreront le M.C.C.A. comme si de rien n’était.
Les travaux du passage souterrain s’achèvent trois mois plus tard, et ceux de la toiture des tribunes commencent. Une deuxième équipe bâtit au virage de Montplaisir les socles en béton qui supporteront la passerelle. Flad et ses amis décident encore d’édifier une seconde passerelle à Saint-Juéry, à l’angle de la place des Écoles, démontée après le Grand Prix et remontée l’année suivante.


- Motos 350 cc
- 1er Thomas (Vélocette) — 2e Anderson (Vélocette) — Lhéritier (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Anderson — 2e Thomas (Vélocette) — 3e Houel (Norton)
- Side-cars
- 1er Despland (Vincent HRD) — Wagner (Norton) — Verd (Saroléa)
- Autos formule libre
- 1er Rosier (Talbot) — 2e Sommer (Simca-Gordini) — 3e Pozzi (Delahaye)
1948
27-28-29 août
Au cours des réunions hivernales, il est décidé de remplacer le vétuste poste de chronométrage en bois édifié en 1936 par un bâtiment en maçonnerie, de restaurer le poste d’affichage et d’améliorer le virage de la place Coste à Saint-Juéry. À cause des impératifs du calendrier international, la date du 14 juillet n’a pu être retenue : c’est le 29 août que se déroule le 10ᵉ Grand Prix automobile et motocycliste.
Les postes d’affichage et de chronométrage sont les premiers terminés, tandis qu’une équipe, aidée par les Ponts-et-Chaussées, rectifie le virage de la place Coste. Quinze jours avant le Grand Prix, les passerelles de Saint-Juéry et de Montplaisir sont remises en place ; la dernière semaine est réservée aux ultimes préparatifs, dont la pose des clôtures et des balles de paille aux points stratégiques.


- Motos 350 cc
- 1er Whitworth (Vélocette) — 2e Monneret (A.J.S.) — 3e Thomas (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Anderson (Guzzi) — Whitworth (Vélocette) — Weddell (Triumph)
- Autos F1
- 1er Villoresi (Maserati) — 2e Étancelin (Talbot-Lago) — 3e Rosier (Talbot-Lago)
1949
8-9-10 juillet
Beaucoup de travail encore : le comité décide l’allongement des stands de 150 mètres, l’agrandissement du virage des tribunes et des gradins des pesages, et la construction de nouvelles tribunes portant le nombre de places assises à 4 000. S’y ajoutent la remise en place des passerelles de Saint-Juéry et de Montplaisir et des tribunes démontables de Montplaisir.
Il faut faire vite : François Flad a réussi l’exploit de ramener son Grand Prix à la mi-juillet, comme c’était le cas depuis longtemps. Les courses étant prévues les 8, 9 et 10 juillet, les organisateurs ont quarante-cinq jours de moins pour être prêts.


- Motos 350 cc
- 1er Houel (Vélocette) — 2e Anderson (Guzzi) — 3e Thomas (A.J.S.)
- Motos 500 cc
- 1er Behra (Guzzi) — 2e Perrin (Triumph) — 3e Houel (Gilera)
- Autos F1
- 1er Fangio (Maserati) — 2e Farina (Maserati) — 3e Sommer (Talbot)
1950
14-15-16 juillet
Les projets d’amélioration du circuit sont légion : couvrir les tribunes, construire des gradins de 1 500 places dans le virage face au poste de chronométrage, redessiner la piste en sortie des tribunes vers Saint-Juéry et couvrir le fossé extérieur pour gagner de la largeur. Sur la demande expresse de François Flad et de son équipe, la SNCF supprime la voie de chemin de fer longeant l’avenue Germain Téqui, qui desservait autrefois l’usine du Saut-du-Tarn ; tout est terminé fin avril.
En juin, les Ponts-et-Chaussées refont la plus grande partie du goudronnage : 6 500 mètres de revêtement spécial antidérapant sont déposés sur le circuit, traversée de Saint-Juéry comprise. La piste devient un véritable tapis.
Immédiatement après les essais, les spectateurs se voient annoncer par Jo Maraval le déroulement d’un concours d’élégance automobile, avec une trentaine de voitures en majorité de luxe, présentées par de jeunes femmes.


- Motos 350 cc
- 1er Graham (A.J.S.) — 2e Monneret (G) (A.J.S.) — 3e Monneret (J) (Vélocette)
- Motos 500 cc
- 1er Graham (A.J.S.) — 2e Behra (Guzzi) — 3e Moule (Norton)
- Autos F1
- 1er Rosier (Talbot-Lago) — 2e Gonzalès (Maserati) — 3e Trintignant (Simca-Gordini)
1951
13-15 juillet (moto) · 3-5 août (auto)
La mort de Raymond Sommer, le 10 septembre 1950 sur le circuit de Cadours, a affecté tous les membres du comité. En hommage à sa mémoire, les organisateurs décident à l’unanimité de donner son nom au circuit ; porte-parole de tous, François Flad en fait la demande officielle auprès de Mme Jacqueline Sommer, qui donne son accord sans difficulté. Désormais, le circuit des Planques s’appellera « circuit Raymond-Sommer ».
Le président du M.C.C.A. obtient de la fédération internationale l’autorisation d’organiser le Grand Prix de France motocycliste, comptant pour le championnat du monde : le plus grand événement sportif que va connaître la région albigeoise depuis la première course de côte de Mascabrière.
Le comité de Saint-Gaudens annulant son Grand Prix du Comminges, Albi profite de l’occasion et obtient la date laissée vacante : le 17ᵉ Grand Prix d’Albi est monté en douze jours, non par improvisation mais par la maîtrise d’organisateurs qui ont tout fait de leurs propres mains.


- Motos 350 cc Inter.
- 1er Duke (Norton) — 2e Brett (Norton) — 3e Doran (A.J.S.)
- Motos 500 cc Inter.
- 1er Milani (Gilera) — 2e Doran (A.J.S.) — 3e Pagani (Gilera)
- Side-cars Inter.
- 1er Oliver (Norton) — 2e Frigerio (Gilera) — 3e Murit (Norton)
- Motos 350 cc Nat.
- 1er Guérin (Vélocette) — 2e Gauch (Vélocette) — 3e Besse (Vélocette)
- Motos 500 cc Nat.
- 1er Drion (Norton) — 2e Bernard (Gilera) — 3e Planque (Norton)
- Autos 750 cc Tourisme
- 1er Rispal (Renault 4 CV) — 2e Hillier (Panhard-Dyna) — 3e Prieur (Panhard-Dyna)
- Autos F1
- 1er Trintignant (Simca-Gordini) — 2e Rosier (Talbot-Lago) — 3e Chiron (Talbot-Lago)
1952
30 mai-1er juin (auto) · 11-13 juillet (moto)
Vu la qualité du spectacle de l’année précédente, le M.C.C.A. reconduit le programme de 1951. La F.I.A. ayant décidé de faire disputer le championnat mondial en formule 2, les membres du Moto Camping organisent malgré tout leur Grand Prix en formule 1 : ce sera à peu près la seule course de ce niveau en France. Le circuit Raymond Sommer reçoit, outre Ferrari, Maserati, Talbot et Gordini, la nouvelle venue d’Angleterre : B.R.M.
Après de longues années d’absence, les constructeurs britanniques reviennent à la compétition et choisissent Albi pour leur première sortie. En fin de séance d’essais, Fangio réalise un tour à la fantastique vitesse de 182,898 km/h ; ce temps ne sera battu qu’en 1953.
Pendant les quarante jours qui les séparent du Grand Prix moto, les membres du club démolissent les quelque 3 000 balles de paille restées sur place. Les essais du vendredi et du samedi se déroulent dans les meilleures conditions, malgré l’absence regrettée des équipes italiennes en 500 cc et en side-cars.



- Autos F1
- 1er Rosier (Ferrari) — 2e Landi (Ferrari) — 3e Guiraud-Cabantous (Talbot-Lago)
- Autos 750 Tourisme
- 1er Domingue (Panhard-Dyna) — 2e Bruchard (Panhard-Dyna) — Meneau (Panhard-Dyna)
- Motos 175 cc
- 1er Burgraff (M.V.) — 2e Gaury (Morini) — 3e Michel (Jonghi)
- Motos 250 cc
- 1er Anderson (Guzzi) — 2e Ozino (Guzzi) — 3e Monneret (P) (Guzzi)
- Motos 350 cc
- 1er Brett (A.J.S.) — 2e Coleman (A.J.S.) — Monneret (P) (A.J.S.)
- Motos 500 cc
- 1er Brett (A.J.S.) — 2e Galante (Guzzi) — 3e Collot (Norton)
- Side-cars
- 1er Oliver (Norton) — 2e Drion (Norton) — 3e Taylor (Norton)
1953
29-30-31 mai
Un deuil cruel frappe le M.C.C.A. quelques semaines avant le Grand Prix : une brève et brutale maladie a emporté Aimé Pinel, « Papa Pinel » comme l’appelaient tous ses amis. Entré au comité en 1933 en même temps que son fils, le Moto Camping était devenu pour lui sa seconde famille.
Membres de la section moto depuis 1946, Roger Clar et Lucien Jo entrent officiellement au comité cette année. Flad, Vors, Peyrière, Cadars, Chartrou, Vedel et Brouzès innovent une fois de plus : pour la première et dernière fois dans l’histoire du circuit Raymond Sommer, le public verra s’affronter les formules 1 et les formules 2.

- Motos 350 cc
- 1er Monneret (G) (A.J.S.) — 2e Bayle (Norton) — 3e Jacquier-Bret (Guzzi)
- Motos 500 cc
- 1er Monneret (G) (Norton) — 2e Bayle (Norton) — 3e Jacquier-Bret (Norton)
- Autos F2
- 1er Rosier (Ferrari) — 2e Bayol (Osca) — 3e Whitehead (Cooper)
- Autos F1
- 1er Fangio (B.R.M.) — 2e Wharton (B.R.M.) — 3e Rosier (Ferrari)
1954
29-30 mai
Le déficit encaissé depuis le Grand Prix de France 1951 est très difficile à combler. Au second semestre 1953, Armand Brouzès propose d’organiser une course de Monomills, voitures de promotion moins onéreuses qu’un plateau de formule 1, le comité ne disposant que de onze millions de francs de budget. François Flad, ne pouvant se faire à l’idée d’une course de deuxième catégorie, entre en désaccord avec lui. Faute de terrain d’entente, après vingt ans au service du sport automobile et motocycliste, le président Flad donne sa démission et quitte définitivement le M.C.C.A. Peu après, Georges Vedel et le speaker officiel Jo Maraval le suivent.
Le comité réfléchit alors à une modification du circuit évitant la traversée de Saint-Juéry : emprunter le chemin des Trois Buissons, reliant la R.D. 100 au niveau de la cité de la Viscose à la R.N. 99 à hauteur du passage à niveau de Montplaisir. Ce nouveau tracé ne fait plus que 2,991 km au lieu des 8,901 km initiaux. Débutés le 10 avril 1954, les travaux sont terminés le 15 juin.
Animées par un moteur de 850 cm³, ces monoplaces à traction avant — que l’on peut qualifier d’ancêtres de la formule junior — atteignent 175 km/h en pointe. Tous les pilotes engagés possèdent un véhicule identique et ont donc a priori les mêmes chances.

- Autos formule junior (finale)
- 1er Mières (DB Monomill) — 2e Sorez (DB Monomill) — 3e Armagnac (DB Monomill)
1955
27-28-29 mai
Après le grave désaccord de 1953 et le départ de François Flad, beaucoup de choses changent au comité directeur : Basile Vors devient président actif, avec pour vice-présidents Pierre Peyrière, Albert Alquier et Armand Brouzès ; Henri Lautier, secrétaire général, est secondé par Roger Clar.
Le nouveau tracé n’a qu’un an d’existence mais des modifications s’imposent déjà : le carrefour de la Viscose, responsable de nombreux chocs avec les balles de paille, est redessiné et agrandi, ainsi que le virage à la sortie des tribunes. Revenu aux formules chères au président Flad, le Moto Camping présente un plateau de formule 1 et deux plateaux de motos 350 cc et 500 cc.
Une quinzaine de jours après le Grand Prix d’Albi survient, aux 24 Heures du Mans, la plus grande catastrophe de tous les temps du sport automobile. La mort de Pierre Levegh, le décès de quatre-vingts personnes et le très grand nombre de blessés amènent le gouvernement français à interdire pour le reste de l’année toutes les compétitions automobiles sur le territoire. Un nouveau règlement de sécurité est créé quelques mois plus tard ; devant l’ampleur des modifications à effectuer, le M.C.C.A. renonce pour 1956. Le Grand Prix d’Albi ne reverra le jour qu’en 1959.

- Motos 350 cc
- 1er Campbell (Norton) — 2e Monneret (G) (A.J.S.) — 3e Wood (Norton)
- Motos 500 cc
- 1er Monneret (G) (Norton) — 2e Camathias (Norton) — 3e Hall (Norton)
- Autos F1
- 1er Simon (Maserati) — 2e Rosier (Maserati) — 3e Gould (Maserati)
1959
30-31 mai
Trois longues années de mise en sommeil des Grands Prix n’ont pas été propices à l’enthousiasme : les départs recensés fin 1958 sont nombreux. Tout le monde n’est pourtant pas parti, et beaucoup de nouveaux se présentent.
À la suite de la catastrophe du Mans, le circuit Raymond Sommer est interdit aux voitures dépassant 250 km/h, c’est-à-dire aux formules 1 et 2. Malgré les modifications apportées — mur de protection des tribunes, renforcement en ciment des virages de la Viscose et de Montplaisir —, l’homologation n’est attribuée que pour l’année et pour un seul Grand Prix.
Lors de la réunion générale du début d’année, les responsables décident de modifier le sigle du club, qui devient A.M.C.C.A. : Auto-Moto-Camping-Club Albigeois. Une rénovation totale du poste de chronométrage, du poste d’affichage et des stands est entreprise ; après plusieurs mois de labeur, le circuit a fait peau neuve.

- Autos formule junior (finale)
- 1er Davis (Taraschi) — 2e Alberti (Stanguellini) — 3e Zanarotti (Stanguellini)
1960
11-12 juin
Pour une fois, le comité a largement le temps de préparer son Grand Prix : de gros travaux n’étant pas nécessaires, l’entretien et la remise en conformité des installations sont rapidement exécutés.
Comme l’an passé, le pesage et le contrôle technique ont lieu sur le Vigan, envahi le samedi matin par une foule de curieux. Malgré onze forfaits, vingt-six voitures sont contrôlées et participent aux essais de l’après-midi. Les pilotes de kart disposent d’une heure pour faire connaissance avec le circuit. L’ère des monoplaces à moteur arrière commençant, une dizaine de ces voitures est engagée : elles se révèlent immédiatement très rapides et plus maniables que les voitures à moteur avant.

- Autos formule junior (finale)
- 1er Taylor (Cooper) — 2e Raby (Cooper) — 3e Love (Lola)
Synthèse historique
Décembre 1927
Une poignée de motards se rassemble au « Café des Négociants », place du Vigan à Albi.
16 décembre 1928
Naissance de la première association, qui deviendra le M.C.C.A.
1929
Première épreuve d'endurance, le « Circuit du Tarn » : 143 km à parcourir trois fois.
1930
Première course de côte de Mascabrière, sur deux kilomètres, le dimanche 4 mai.
1933
Création du circuit des Planques et premier Grand Prix automobile et motocycliste d'Albi.
1954
Le tracé est ramené à 2,991 km : le plus court circuit de l'histoire albigeoise.
1960
Dernier Grand Prix — formule junior — organisé sur le circuit Raymond Sommer.
7 septembre 1962
Inauguration du circuit du Séquestre, avant le 20e Grand Prix automobile d'Albi des 8 et 9 septembre.


Une nouvelle ère au Séquestre
En 1954, en raison de déficits successifs et après la démission de François Flad, Armand Brouzès et Roger Clar ramènent le tracé à 2,991 km. C'est alors que, pour la première fois, les « Monomils », monoplaces à moteur Panhard de 850 cm³, font leur apparition sur ce qui fut le plus court circuit de l'histoire albigeoise.
Le Grand Prix formule junior de 1960 fut le dernier organisé sur le circuit Raymond Sommer, qui ne répondait plus aux exigences de la nouvelle réglementation. Roger Clar, président de l'Association sportive automobile d'Albi, proposa alors la création d'un circuit permanent autour de l'aérodrome du Séquestre, propriété de la Ville d'Albi. Armand Brouzès, président de l'AMCCA, engagea les démarches administratives et fédérales. La Ville d'Albi, l'AMCCA et le Conseil général financèrent les travaux à parts égales, avec le concours des compagnies pétrolières.
Commencés en 1961, les travaux durèrent deux ans. Le circuit fut inauguré le 7 septembre 1962 par le préfet du Tarn Pierre Malvy, accompagné de Laurent Mathieu, maire d'Albi, d'Armand Brouzès, de Roger Clar et de Maurice Pezous. Le 20e Grand Prix automobile d'Albi se déroula les 8 et 9 septembre : Grand Tourisme le samedi, puis Formule Junior 1100 cm³ le dimanche. Peter Arundell s'imposa sur Lotus Ford.

Le programme fut complété par le 17e Grand Prix motocycliste d'Albi, première course moto depuis 1955, avec les catégories 50, 175 et 250 cm³. Le 18 septembre, le nouveau circuit accueillit aussi une épreuve du 11e Tour de France automobile, remportée par André Simon et Maurice Dupeyron sur Ferrari 250 GT Berlinetta SWB.


Après avoir accueilli sur le podium Peter Arundel, Jim Clark, Brabham, Hill, Pescarolo, Arnoux, Pironi, Prost, Alesi, Panis et autres as du volant, ainsi que les Monneret, Roche, Sarron, Baldé, Viera, Jacques, Laconi et le champion du monde d'endurance du Moto Club Albigeois Julien Dacosta, le circuit d'Albi continue de s'illuminer de mille feux.














Épilogue des Planques
Le 19e Grand Prix automobile d'Albi mit un terme à vingt-huit ans d'existence du circuit des Planques, rebaptisé circuit Raymond Sommer. L'homologation annuelle était devenue un véritable marathon et de nombreux membres décidèrent de s'en aller.
Basile Vors, Armand Brouzès, Roger Clar, André Cadars, Gilbert Bermond, Élie Durand, Lucien Jo, Jérémie Malavialle et Michel Mercadier refusèrent pourtant de voir disparaître le sport automobile et motocycliste albigeois. Leur volonté ouvrit la voie au circuit permanent du Séquestre.
Le moto-cross « Dario Ambrosini » de la Renaudié, 1953-1955
La Fédération française de moto-cross organise son premier championnat en 1952. Le président du M.C.C.A. saisit l'occasion de créer en 1953 un moto-cross de niveau national. Le circuit de 550 m, tracé dans le ravin du ruisseau de la Renaudié, apparaît remarquablement situé et aménagé, mais est jugé difficile pour des épreuves régionales. En 1953, la lutte fut intense entre Sauca, de Saint-Affrique, sur NSU, et Combes, de Gaillac, sur DOT spéciale en 250 et 350 : Sauca fut le plus fort.
En 1954, le circuit s'étend sur 700 m et prend le nom de « Dario Ambrosini », en mémoire du champion moto décédé en pleine course au bas de la descente de la Renaudié en 1951. Coll remporte les épreuves en 350 cc sur Royal Enfield et Sauca en 250 cc sur NSU. En 1955, Combes, de Gaillac, remporte les épreuves en 350 cc et 500 cc sur BSA. Notons un geste empreint d'écologie : les enfants sont incités à ramasser les bouteilles vides contre une légère rétribution.




Le moto-cross international, 1954-1958
En 1956, le site s'offre une nouvelle piste aux normes internationales, longue de 1 510 m. Le nombre de concurrents autorisés sur le circuit est fixé à quinze par série. Vérifications, pesage, permis, carte grise, licence, certificat de capacité et conformité du carburant sont contrôlés. Combes, sur BSA 350, remporte la course dans cette catégorie ; Molinari s'illustre sur Gilera en 500. Le moto-cross d'Albi–La Renaudié prend alors une nouvelle dimension, celle d'un événement plus largement médiatisé.
En 1957, le circuit devient permanent, encouragé par M. Duffour, secrétaire général de la Ligue motocycliste des Pyrénées, lors de la visite d'homologation. Hensen, sur BSA 500 cc, remporte l'épreuve internationale et Brassine le championnat de France sur BSA : l'hégémonie des pilotes locaux s'amenuise.
En 1958, l'organisation est reconduite et les félicitations fusent de toute part : fédérations, personnalités, annonceurs et public. Les entraînements du samedi et les six courses du dimanche attirent la foule ; la remise des prix se tient dans la salle des États albigeois, à la mairie d'Albi. Phil Nex remporte l'épreuve internationale en 500 cc, suivi de près par Cheney, et Darrouy s'impose en épreuve nationale.
En 1959, le circuit de la Renaudié, devenu trop petit, disparaît au profit de celui de « la Clarié », sur la commune de Castelnau-de-Lévis, qui vivra jusqu'en 1961 avant de se déplacer sur la commune du Séquestre.











